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Dans la relation managériale : colère et souffrance

By 5 février 2019 No Comments

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La colère et la souffrance surgissant de la relation aux autres

 

Raisons

Les « raisons de la colère » et de la souffrance sont de deux ordres et du même type : soit tournées vers les autres pour la colère « j’en veux à la terre entière » ; soit tournées contre soi pour la souffrance,
* d’une part, comme dans « les raisins de la colère » colère et souffrance apparaissent lorsque l’énergie manque pour accepter et affronter la réalité telle qu’elle est
* d’autre part, elles surgissent lorsque s’installe la volonté que la réalité soit autrement. Comme c’est impossible de changer la réalité du monde, de l’autre et de moi-même alors les deux réactions inutiles, vaines, épuisantes surgissent de la rencontre affective de cet impossible. La perte d’énergie s’accentue et la spirale de la déception s’approfondit.

Sortir de l’engrenage

Si nous travaillons à récupérer notre énergie de vie, et si nous arrivons à arrêter de vouloir changer la réalité alors tout cela disparaît.
Il est alors urgent de décider d’arrêter d’attendre de l’autre une partie de sa réalisation personnelle : ne rien attendre de l’autre pour se réaliser voici qui enlève souffrance et colère : Mais

  1. Comment arrêter de vouloir que la réalité soit autre ?
  2. Comment ne pas perdre la relation de convivialité qui est le fondement du sens du travail en équipe si l’on n’attend rien de l’autre ? Le risque est de créer un climat social froid sans vitalité et sans couleur : alors le travail est encore plus nul que nul !!!

 

La solution pour charger de l’énergie est simple elle passe, tous les jours par la décision d’activer son corps pour accéder à une détente sensorielle, puis de cette détente aller rechercher tous les moments de victoire qui ont apporté du bien être : cela permet de recentrer sur sa propre source d’énergie intérieure.

 

Sauf que

Lorsque l’énergie est récupérée et emmagasinée, le ressentis de la souffrance et l’émergence de la colère sont encore plus grands. Il faut donc éliminer la source de la colère et de la souffrance.

Pour cela, il convient de ne rien attendre des autres tels que nous voudrions qu’ils soient à nos yeux…
La démarche consiste à se centrer sur l’autre comme un acteur de sa vie et donc de le mettre au centre de sa vie et pas de la nôtre…

Comment faire ?

C’est apparemment assez facile à dire mais à faire… C’est une aventure aussi dure que celle de l’ascension de l’Annapurna d’où Lachenal et Herzog sont revenus avec les pieds et les mains gelées !!!

Il s’agit d’être sans cesse centré sur l’autre comme acteur de sa vie, de n’être intéressé qu’à la manière dont il la vit en étant en quête auprès de lui des éléments qu’il prend en compte dans la situation qu’il a à vivre.

Cette pratique centrée sur la créativité de l’autre ouvre à l’étonnement de tout ce qui est mis en œuvre par tous et par chacun pour sortir de leur enfermement.

 

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