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Les puissants effets de l’explicitation

By 14 avril 2020No Comments
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Les puissants effets de l’explicitation

Dernières expériences :

L’explicitation créerait des connexions pour prendre des décisions conscientes sans avoir besoin de passer par le raisonnement.

Cette découverte a des conséquences capitales

Pour le management des collaborateurs

Pour la rééducation des enfants aux comportements complexes en très grande résistance à l’autorité et à l’intégration des règles pour la vie en groupe

Pour le coaching des sportifs, des artistes, des étudiants

Lors du coaching de sportifs de haut niveau comme dans l’accompagnement des personnes (enfants et adultes) en difficulté d’insertion sociale, et des adultes en responsabilité de personnes, les dernières observations montrent les effets puissants de la relecture des séquences d’actions réalisée avec « l’explicitation des micros processus décisionnels » : d’une part dans le cas des personnes en apprentissage pour intégrer rapidement la prise en compte de perceptions pour ajuster les comportements/actions, d’autre part, dans les situations d’adultes en responsabilité pour accéder, en même temps, à trois voire quatre niveaux de traitement des informations reçue et à transmettre.

Lorsqu’une personne décrit avec précision, les perceptions qu’elle ressent

dans l’exécution d’un mouvement ou lors de prises de décision dans l’immédiateté du temps de l’action,

nous avons observé que le fait de raconter les perceptions et leur mise en lien

soit avec le mouvement qui est ou n’est pas perçu comme ajusté dans le temps de l’action, soit avec la traduction du message à transmettre dans la situation d’un interprète (exemple d’adulte en responsabilité),  

crée en quelques relectures  un lien direct

entre la perception ressentie par le système sensoriel

et la décision-action à prendre pour modifier le geste ou l’action dans l’immédiateté du temps.

On découvre donc que le seul fait de raconter

des mouvements ou des actions réalisées et les perceptions ressenties dans le moment

établit

d’une part, une prise de conscience plus rapide de l’apparition de la perception au moment de l’action

d’autre part, sa prise en compte pour modifier le cours des actions suivantes,

en en ayant conscience mais sans prendre la décision par le raisonnement.

L’action relève de la décision prise, elle n’est pas un réflexe puisque son auteur se voit et se sent la prendre

Cependant elle est prise à un niveau de conscience et d’action qui ne convoque pas ou ne relève pas du rationnel. Dans l’état de présence à soi dans l’action, les niveaux de conscience voient l’action-décision et peuvent la rectifier mais ils laissent libre le niveau de traitement rationnel des événements qui peut ou pas prendre une autre décision.

Le niveau des « décisions-actions » alors n’est pas contraignant[1],

Le raisonnement peut reprendre la direction des opérations quand c’est nécessaire.

  1. L’observation fondatrice.

Lors de l’explicitation des événements advenus au cours de la première vision de la vidéo du gorille[2], il apparait à l’interviewé qu’à un moment du déroulement de la vidéo, il a eu la perception d’une sensation au niveau du plexus qu’il n’a pas traitée sur le moment où elle apparaît, puisqu’il était pris par l’objectif de compter les passes entre les joueurs. En effet l’objectif fixé au spectateur de compter les passes que se font les joueurs empêche de prendre en compte cette perception (effet tunnel), et c’est l’objectif que cette vidéo montre et qu’elle fait avec efficacité.

Le résultat de ce moment d’explicitation réveille la curiosité : comment comprendre ce qui se passe au moment où le gorille empêche de voir les passes ?  L’analyse met en évidence que ce processus de ce déplacement vers une sensorialité corporelle apparaît lorsqu’il existe un combat dans le cerveau entre le niveau de traitement des informations reçues et le niveau qui poursuit un objectif précis. Ce combat ici révèle que deux niveaux de traitement sont présents dans le même temps et cela de façon totalement implicite et sans accès direct à la conscience du moment. Et l’expérience explicitée dans l’après coup de la séquence des actions montre  que lorsque la partie qui traite l’information de l’empêchement de suivre l’objectif n’est pas « écouté » par la conscience de l’acteur et que celui-ci agit en continuant obstinément à atteindre l’objectif reçu qu’il ne peut pas atteindre, alors, en désespoir de cause,  le cerveau transforme ce conflit perdu en un phénomène psychosomatique de déplacement en passant par un autre moyen pouvant faire accéder la prise de conscience de l’échec de l’obstination. Ce moyen n’ayant pas fonctionné, l’acteur ne peut pas atteindre son objectif pleinement. De plus il ne s’aperçoit pas de la réalité des événements, car il n’a pas pu prendre en compte le déplacement de lien entre l’effet du déplacement et le signe perceptif qu’il tentait d’envoyer. Toutefois une partie de son organisme la prise en compte et la gardé en mémoire sans conscience. Cette perception ressentie n’a, sur le moment, pas été le moyen de passer à la conscience de l’acteur et disparaitra comme une expérience significative à recevoir comme un enseignement. Cette expérience a été reproduite des centaines et voire des milliers de fois puisqu’elle est accessible sur le Net. Comme elle atteint efficacement son objectif aucun formateur ne s’est intéressé à ce qui se passait au moment où le cerveau ne peut pas atteindre son objectif.  L’explicitation de l’événement met en évidence que la conscience du corps peut être récupérée et donne à celui qui la récupère le pouvoir de ne plus éliminer une perception résultante d’un combat entre différent niveaux de traitement du cerveau.

L’explicitation de la séquence d’actions a fait prendre conscience de la perception corporelle que ce spectateur-là a reçue. Comme il est en mesure de la rappeler, cela manifeste que son corps et son cerveau l’ont encore en mémoire immédiatement après l’expérience vécue. Mais comme dans le feu de l’action, elle a été éliminée alors qu’elle lui donnait l’information qu’il fallait arrêter de poursuivre l’objectif de comptage devenu impossible à cause de la présence du gorille au milieu de la scène, cette information était donc bien perçue par un niveau de prise d’information mais éliminée par le niveau déterminé par l’objectif à atteindre.

Non seulement l’explicitation des perceptions de ce moment fait réapparaitre à la conscience une mémoire enfouie d’un phénomène perçu mais éliminé pour une part seulement car il y a déplacement somatique, mais aussi, et cela est capital, elle a produit une sensibilité accrue à ce type de perceptions dans les moments d’action. Avant le travail d’explicitation, la perception était sentie mais pas suffisamment longtemps car le principe d’inhibition l’élimine de la prise de conscience. Après l’explicitation, ces perceptions sont devenues conscientes et immédiatement reliées à leur prise en compte.

 

Renforcement du résultat lors de coachings.

Dans le cas d’un suivi d’un danseur apprenant, dont la tête regardait le sol ayant pour conséquence une danse non fluide, la démarche a suivi plusieurs étapes :

  • la décision rationnelle de prendre en compte la tête plus souvent. Cette décision délibérée lui fait apparaître sa tête, de temps en temps, dans une position inopportune. Après deux explicitations, de ces moments, en se concentrant un moment sur les éléments qu’il percevait lorsqu’il en était conscient, il découvre que sa tête baissée lui procurait une tension au niveau du coup et des épaules. Cette conscience n’était pas perçue consciemment sur le moment, Ces tensions lui apparaissent à la relecture…
  • Dans les deux séances suivantes, lors de leur explicitation, il découvre que sans porter attention à sa tête, il a perçu les sensations de tension qui immédiatement lui font relever sa tête sans qu’il prenne la décision explicite de le faire.
  • L’explicitation des deux séances suivantes met en évidence qu’il en arrive à percevoir les tensions et sa tête qui se remet en place spontanément sans qu’il en prenne la décision.

Une connexion s’est réalisée entre l’information consciente qu’il perçoit et l’action corrective qu’elle génère sans que cette action soit explicitement activée par un signal conscient qui donne une position appropriée. Une connexion se crée immédiatement entre la sensation et le réflexe décisionnel de remettre la tête en place, sans passer par un traitement rationnel mais qui est cependant conscient des événements qui donne à la tête une position harmonieuse.

  • Dans la suite, il s’aperçoit que lorsqu’il perçoit la tête, il ne perçoit pas les pieds. A la suite des deux explicitations des deux séances suivantes, il voit et perçoit les deux en même temps. Lors de la deuxième de ces relectures, il énonce avec étonnement, qu’il voit au moment de l’explicitation qu’il se regarde dans le miroir quand il danse, et qu’il a la mémoire de ce il a vu mais dont il ne s’est pas servi sur le moment pour modifier son mouvement. Cette mémoire lui permet de se représenter, grâce à cette image, la manière dont son corps était : ce qu’il n’avait pas pu percevoir en dansant. (Cette expérience est similaire à la perception corporelle ressenti par la relecture des événements apparus pendant la vision de la vidéo du gorille). La perception récupérée au moment de l’explicitation, donc, dans l’après coup de l’action, donnera, lors de la prochaine danse, la possibilité de se voir en action et donc de corriger ce qui est à corriger.

 

Dans les situations de jeunes en grande hostilité ou en difficulté avec l’adulte et les règles du groupe, la conduite répétée d’entretien d’explicitation produit les mêmes phénomènes de perception d’événements vécus mais pas mémorisés. La succession des explicitations d’événements quotidiens construit des compétences d’acceptation de l’autorité et d’adaptabilité aux contraintes de la vie sociale. Seulement, dans leur situation de « révolte », la démarche demande un peu plus de temps car la volonté d’apprendre n’est pas spontanément présente chez les jeunes en rupture avec l’adulte. Dans un premier temps, il faut d’abord créer une alliance avec le désir de grandir, pour ensuite avoir l’acceptation de la démarche et alors seulement commencer la construction des compétences et  qu’ensuite, adviennent les effets bénéfiques dans la consolidation de leur identité personnelle avec à la clef, une insertion équilibrée dans le groupe.

 

L’accompagnement d’une interprète en langue des signes met en évidence les mêmes phénomènes que ceux apparus chez le danseur. En quelques séances d’explicitation après des séquences d’action d’interprétariat, l’interprète commence à percevoir au début de façon différenciée, successive donc pas dans le même temps, la parole du locuteur, le retard qu’elle prend sur la traduction pour saisir le sens de la phrase, les opérations de mémorisation des mots et du sens à traduire en se les disant ou en les visualisant pour définir ce  qu’il faut qu’elle traduise, tout en entendant ce qui est en train de se dire par le locuteur qui continue de parler. Et durant le temps où elle fait tout cela, elle traduit le sens mémorisé qu’elle a à exposer au public. Au début tout cela se fait dans des opérations consécutives. A la suite de deux séances par niveau de traitement (ici 10 séances car 5 niveaux différents de traitement), la perception de tous ces niveaux de traitement ainsi que les actions qu’ils engagent se font en même temps.

 

Ce phénomène d’ajustement des actions de façon spontanée et implicite à la réalité de vie ( quelle qu’elle soit) à la suite de l’explicitation des actions vécues, proviendrait du fait que par l’explicitation, il se créerait, spontanément et sans s’en apercevoir, des connexions permettant d’être dans l’action en même temps qu’en état d’éveil, conscient de soi en acte. La démarche d’explicitation permettrait la conscience simultanée des perceptions obtenues dans l’action par les sens mis en éveil par les connaissances acquises (comportement habituels), par les connaissances des différents impératifs de l’action qui les transforment en informations psychosomatiques lorsqu’il y a un combat masqué perdu. Ces différents niveaux de conscience arrivent sans effort et tout seul du fait du fonctionnement propre du cerveau, ce qui diminue l’effort demandé à la volonté dans les situations d’apprentissage ou de correction de comportements.

La conscience acquise par la démarche d’explicitation apporte des informations permettant à l’acteur de prendre ses décisions, libéré de l’emprise totale des objectifs contraints, de ses pulsions, passions, émotions. En effet, à la suite de quelques séances, il est en mesure de clairement choisir de les suivre ou ne de pas les agir et d’en assumer les conséquences. La personne se dégagerait ainsi de la souffrance de Médée ou de celle de Paul de Tarse l’exprimant de la sorte : « je fais ce que je ne veux pas et je ne fais pas ce que je veux, qui me libèrera de ce corps qui me voue à la mort ». Par le fait même, elle sortirait de la domination de l’inconscient freudien parce que l’activité de ce dernier lui adviendrait à la conscience lui donnant le choix d’agir en fonction de ses importants et objectifs.

 Ce travail de mise à disposition de cette « conscience actrice implicite«  est le moteur de toute rééducation pour les enfants, les jeunes et les adultes en souffrance. A l’âge adulte, l’explicitation favorise la conscience des différents niveaux de traitement explicites et implicites. Cette conscience conduit alors à réaliser des actions ajustées en toute situation.

Il est à noter que le travail de prise de conscience est très difficile à faire seul. Les questions de l’accompagnateur utilisant les quatre étapes de l’explicitation des micros processus décisionnels crée une mise en travail dans le cerveau ce qui n’est pas possible de faire seul, sauf à se poser explicitement des questions.

Le fonctionnement de l’acteur implicite

L’analyse du fonctionnement de l’acte décision-action implicite est semblable à l’acte ou décision explicite : le centre d’action perçoit des informations avec les sens, il les mets en relation avec un objectif à atteindre (compter les passes, informer que cela n’est plus possible, faire un mouvement harmonieux, replacer sa tête de façon appropriée, entendre , mémoriser et traduire fidèlement) qu’il poursuit de sorte à produire une action. Toutes les actions (explicites et implicites) sont conscientes lorsque l’acteur de tous les actes qu’il réalise en même temps, perçoit clairement les informations qui en sont le moteur. Les actions réagies sont des réflexes ou des comportements hors du champ de la conscience lorsque leur acteur ne traite pas en conscience les informations que son cerveau traite. Ce phénomène apparaît dans les situations d’effet tunnel dans lequel un objectif interdit la prise en compte des informations que le cerveau traite, dans les situations d’apprentissage de débutant où les informations sont polarisées sur l’attention particulière de réaliser un geste spécifique, dans les situations de comportements addictifs dans lesquels les personnes disent que « c’est plus fort qu’elle », dans les actions ou comportements agis par les mécanismes de défense freudien (lapsus, déplacement). Il en résulterait que l’inconscient de la psychanalyse ne serait autre que l’activité du cerveau déterminée par des objectifs non mis en conscient par le sujet quelle que soit l’origine de l’objectif qui les contraints. Une mise en conscience de cette activité au moment de l’action par l’explicitation libère de leur déterminisme inconscient. Il en serait ainsi grâce aux questions posées lors de l’explicitation. En effet, elles sont toujours actives et présentes au moment de l’action. De par leur présence active, elles invitent l’acteur à prendre conscience de ce qui se passe au moment même où il agit. Parce qu’il perçoit, il peut décider librement.

 

Comment agit l’explicitation des micros processus décisionnels.

La première démarche invite à exprimer le déroulé des événements qui se sont passés dans la séquence d’actions évoquée.

Cette question invite donc à ramener à la mémoire des événements dans un ordre chronologique et de façon très précise. Pour accéder à cette précision, le guide de la relecture ne laissera aucun espace flou ou imprécis sans une question de sa part qui signifie à son interlocuteur en cet endroit il y a un vide de représentation. Son objectif n’est pas de combler le vide, mais bien d’inviter la mémoire à faire un effort de rappel. Si ce rappel n’est pas obtenu, cela n’est pas important car l’objectif de la question est de stimuler la mémoire. Cette stimulation crée un accroissement de la perception des événements explicites et implicites. C’est lors de cette première étape qu’est apparu la perception au niveau du plexus. Elle est donc primordiale pour développer à la conscience à soi.

La deuxième étape consiste à prendre les verbes d’actions du récit et de poser la question : « en faisant telle action vous faites quoi ? » Cette question ouvre à la conscience de l’action car elle peut être énoncée dans le récit mais sans une prise de conscience de la forme de l’action-décision réalisée. La personne a pu raconter dans son récit « j’ai dit à l’enfant : « mets le couvert !  » ». C’est bien l’expression d’une décision mais cette expression ne fait pas apparaître que cette action- décision est un ordre qui induit une mise en défense ou un rejet ». Ces questions donnent la conscience d’être acteur à tous les instants d’une séquence.

Les questions concernant l’explicitation des forme d’action, sont suivies d’un autre type de questions : « en faisant ce que vous venez de dire vous faites quoi d’autre ? ».  Par exemple quand le spectateur se voit en action de compter les passes, il lui est demandé « vous faites quoi à la perception du plexus ? » L’étonnement et la découverte qu’il élimine l’information accroit la capacité de l’acteur à rendre explicite ce qui est perçu et qui est resté implicite.

Une troisième étape approfondit la capacité de prendre en compte tous les éléments de la situation. Ce sont ces questions qui éliminent les effets implicites et dominateurs de l’inconscient ou de l’implicite. Il s’agit de prendre une décision significative et d’en faire expliciter son processus : par exemple quand vous avez éliminé la perception du plexus, vous avez pris en compte quoi ?

Cette question reste souvent sans réponse. Sa fonction est essentiellement celle d’ouvrir la conscience à la prise en compte de toutes les perceptions au moment de l’action car elle va rester active et réapparaîtra très facilement au moment de l’action.

La force de l’explicitation se trouve dans les questions et non dans les réponses. En effet, il est clairement constaté le fait suivant : une question posée dans une séance qui n’a pas reçue de réponse franche, la question reste présente après la séance, soit elle revient à l’esprit au moment des actions, soit, lors de la séance suivante, l’interviewé y répond car elle l’a rendu plus présente à son action. La question a fait son travail elle construit la présence à soi.

 

En conclusion

L’explicitation créerait par ses questions des nœuds décisionnels composés d’une part de la conservation psychique de l’auteur de la question et de la question qui est un objet cognitif très actif et très facilement activable du fait entre autres par le fait qu’elle soit restée sans réponse. Il se créerait autour de cette question et de son auteur un noyau de sens irrationnel qui a valeur de référentiel personnel. La question devient une composante affective dans l’action qui polarise les attitudes du sujet acteur. Elle crée un lien de présence et d’affection développant une puissance d’action affective disponible et toujours prêt à être activé dans l’immédiateté de l’action et sans référence explicite.

[1] L’action-décision est contraignante dans l’état de non conscience à soi. Cela advient par exemple dans les phénomènes de lapsus et dans les situations dans lesquelles Freud a constaté que des patents disent faire et font des actions non volontaires et contraire à leur bon vouloir. De là il en conclut la présence des mécanismes de défense et  la notion d’inconscient agissant voire contraignant.

[2] La vidéo du gorille est une expérience pour mettre en évidence le fait que lorsqu’un spectateur est dirigé par un objectif fort, il ne lui est pas possible de percevoir les événements qui se passent dans le film. La vidéo représente deux équipes de basketteurs. Il est demandé aux spectateurs de compter les passes qu’ils se font. Pendant qu’ils jouent, un gorille énorme traverse, s’arrête au milieu de la vidéo. Il empêche ainsi de voir les joueurs et leurs passes. Puis il poursuit sa route. Le spectateur centré sur l’objectif de compter les passes ne le voit pas !!!!

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